Alors que nous sommes à peine en train d’enlever le déguisement de Pourim, Pessa’h frappe déjà à nos portes, et il n’y a rien de mieux que notre fête la plus ancestrale pour justement comprendre le sens de cet objet particulier pour notre peuple : la porte.
Pessa’h n'a-t-il pas commencé en les fermant, en peignant les jambes des portes et les linteaux avec le sang de l'agneau, pour éviter que le dixième fléau ne frappe nos ancêtres en Égypte ? L'étroitesse de Mitzraim marquée dans toute sa splendeur : ne même pas sortir de la maison. Immobiles, enfermés, prisonniers.
Et à partir de là et après ? Nous célébrons Pessa’h avec les portes, qui comme la mer, s’ouvrent. Pour celui qui a faim et est seul, au début du Seder, et à sa fin, pour qu'entre le prophète Eliahu, le symbole de la rédemption.
Des portes qui continuent à s’ouvrir: pour notre prochain qui a besoin de nous, et pour un espoir actif qui, depuis des siècles, continue à nous convoquer.