Quel lien y a-t-il entre l’Arche de Noé et le jour le plus sacré de l’année ?
A première vue aucun, mais lorsqu’on s’interroge de plus près sur le sens de « kippour », on découvre que la racine de ce vocable complexe, dont la meilleure traduction est « expiation », se trouve enchâssée dans l’histoire du déluge, où elle apparaît pour la première fois.
A l’annonce de la destruction de la terre, le Créateur ordonne à Noé : « Construis une arche en bois de conifère. Divise-la en compartiments, et enduis-la (jafarta) de goudron (cofer) à l’intérieur et à l’extérieur. »(Genèse 6 : 14)
Un défi intelligent à relever au cours de la téchouva, et qui nous incite à « calfater » nos propres brèches afin que les eaux de nos transgressions ne nous ensevelissent pas, mais qu’elles délayent au contraire les couleurs de l’arc en ciel qui se déploie dans le pardon majestueux qui vient clore la Neïla.