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Articles
Notre sélection d’articles, organisés par fête, se trouve ci-dessous.
Roch Hachana
Ouvertures Creatives
“ En accord avec la Tradition Juive, Roch HaChana est non seulement un temps de changement et de préparation pour Yom Kipour, mais aussi l'anniversaire même du monde entier. Ou, si vous préférez, un nouvel anniversaire de la création du premier homme et de la première femme.
Roch hachana est un temps pour nous reconnecter aussi bien avec la création qu’avec la créativité elle-même, afin de mettre en pratique le défi de nous sortir des murs ou encerclements qui souvent – et même en croyant qu’ils nous protègent – finissent par nous noyer dans notre propre être qui se vide de sens en ne pouvant pas se nourrir du monde environnant.
A cette occasion, l'idée est de pouvoir continuer avec notre recherche de textes de diverses époques qui nous permettent de comprendre comment nous sommes responsables du monde dans lequel nous vivons, et que si nous voulions nous sortir de l’étroitesse mentale, il existe de nombreux chemins pour le faire.”

Par le Rabbin Joshua Kullock
La fin de l’éducation juive
Le titre de cet essai, emprunté du titre du livre de Neil Postman « la fin de l'éducation » (1996) avec l'ajout de juif en tant qu’adjectif qui qualifie le dernier mot (‘ éducation ’), joue sur le double-sens du mot « fin » : comme intention, but ou direction et fin comme une dissolution et cessation de tout événement spécifique ou phénomène dans notre réalité humaine. Le mois hébreu d'Eloul, dont l'acronyme est Ani Le’Dodi Ve’Dodi Li, « je suis à mon amant et mon amant est à moi », pendant lequel nous sommes invités à mener une comptabilité éthique-religieuse de nous-mêmes et de nos actions, dans la façon à nous préparer à entrer dans les 10 jours de Crainte commençant le premier jour du mois hébreu de Tichrei, c’est un moment très approprié pour aborder cette question à double tranchant de la ‘ fin ’ de la culture et de l'éducation juive.
Roch Hachana et Yom Kippour: Créer un plan stratégique spirituel
Les fêtes de Roch Hachana and Yom Kippour nous offrent une fantastique occasion de grandir spirituellement. Bien qu’opposés, dans le sens où Roch Hachana met l’accent sur le jugement alors que Yom Kippour s’attache au pardon, nous pouvons nous baser sur les deux pour créer un plan stratégique spirituel qui nous aidera à développer notre personnalité tout au long de l’année.
Roch Hachana : Reflexions sur le pacte
Quelle est la relation que nous établissons avec Dieu ? Etablissons-nous vraiment une relation ? Est-ce que nous disposons du temps nécessaire pour réfléchir sur ce point ?
Dans cet article, l'auteur propose de nous inviter à repenser aux liens qui nous unissent à Dieu, à partir de la conscientisation des métaphores et des paradigmes que la tradition d'Israël utilise pour décrire cette union. Dans ce sens, l’idée de pacte recevrait une importance vitale pour tous ceux qui sont intéressés à dévoiler un lien sain, dialogique et rempli de sens.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Sarah et Agar : Un éclairage essentiel pour les instituteurs
Des pommes et du miel, il est donc temps d’élargir notre approche de Roch Hachana et Yom Kippour pour y intégrer l’histoire d’Abraham, de Sara et d’Agar. Il y a des enseignements à recevoir de chacun de ces personnages et de leurs modes, positifs ou négatifs, d’établir des rapports les uns avec les autres. Dans cette histoire, des émotions font rage, des rêves sont brisés ou exhaussés, et des messages sont mal compris. En utilisant l'histoire comme un véhicule, nous pouvons nous remémorer ces leçons en temps utiles tout au long de l'année.
Par Maxine Segal Handelman
Les portes du repentir toujours grandes ouvertes dans la philosophie et la pratique éducative de Janush Korczak
Les portes toujours ouvertes du repentir dans la philosophie et la pratique éducative de Janush Korczak, par Marc Silverman.Dans l’espoir d’enrichir notre propre pratique et notre compréhension de Téchouva et de l’éducation, que ce soit en tant qu’individus et en tant qu’enseignants juifs professionnels qui vont bientôt prendre part aux pratiques et au processus des Jours Redoutables, Professeur Marc Silverman explore les caractéristiques de l’approche remarquable de l’humaniste et éducateur Janush Korczak (1878/9-1942).
Par Marc Silverman
Yom Kippour
Le Livre de Jonas: La relation entre Dieu et le prophète
Dans son introduction au Livre de Jonas, Yair Zakovitch remarque que le livre de Jonas est moins une histoire de prophétie que celle sur un prophète

(1)

. Bien que la véritable prophétie de Jonas à Ninive ne qu'un prend seul verset, le récit de quatre chapitres permet au lecteur de voir un combat du prophète avec son accomplissement d'un appel prophétique.

En conséquence, la question devient comment pouvons-nous comprendre dans ce récit la nature de la relation entre Jonas et Dieu, comment leur relation éclaire-t-elle ce qui a précisément causé la fuite de Jonas, et qu'est-ce que Dieu a cherché à enseigner à Jonas. Cet article expose les grandes lignes de certaines études faites par des spécialistes pour comprendre la relation entre Jonas et Dieu qui apparaît dans ce récit, en utilisant des sources bibliques, rabbiniques et modernes.
Yom Kipour : Pourquoi demandons-nous ? Pour quelle raison prions-nous ?
Dans cet article, l'auteur propose un parcours conceptuel sur le lieu et la fonction de la prière en général, et lors des Yamim Noraim en particulier. En partant de la structure de quarante jours qui commence lors du mois d’Eloul et finit lors de Yom Kipour, l'article cherche à répondre à la question de savoir comment la prière peut nous aider à changer ou à nous focaliser sur ces aspects que nous voulons améliorer en nous-mêmes. Finalement, dans cet article sont aussi partagées trois visions contemporaines sur l'idée de la prière, des visions à partir desquelles se détachent des “ insights ” qui peuvent contribuer à notre propre construction de ce que signifie prier.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Histoires de la veille
Les histoires de la veille de Yom Kippour sont un genre en elles-mêmes à l’intérieur de la littérature talmudique. Des situations étranges et imprévisibles se présentent aux sages au moment où le temps semble passer plus vite que d’habitude et l’imminence du jour du jugement est déjà un fait. Toutefois, dans ces moments où la sacralité du jour n'est pas encore arrivée, le terrestre fait irruption avec force dans le but de nous faire réfléchir sur la préparation nécessaire pour faire face à la solennité du jour à venir.

Pour que ce moment du jour de la veille si intense ne nous prenne pas au dépourvu, parcourons ensemble certaines de ces histoires et apprenons des choses sur ce qui est arrivé aux sages du Talmud durant ces minutes de transition entre le profane et le sacré.

par Guido Cohen
Roch Hachana et Yom Kippour: Créer un plan stratégique spirituel
Les fêtes de Roch Hachana and Yom Kippour nous offrent une fantastique occasion de grandir spirituellement. Bien qu’opposés, dans le sens où Roch Hachana met l’accent sur le jugement alors que Yom Kippour s’attache au pardon, nous pouvons nous baser sur les deux pour créer un plan stratégique spirituel qui nous aidera à développer notre personnalité tout au long de l’année.
Roch Hachana : Reflexions sur le pacte
Quelle est la relation que nous établissons avec Dieu ? Etablissons-nous vraiment une relation ? Est-ce que nous disposons du temps nécessaire pour réfléchir sur ce point ?
Dans cet article, l'auteur propose de nous inviter à repenser aux liens qui nous unissent à Dieu, à partir de la conscientisation des métaphores et des paradigmes que la tradition d'Israël utilise pour décrire cette union. Dans ce sens, l’idée de pacte recevrait une importance vitale pour tous ceux qui sont intéressés à dévoiler un lien sain, dialogique et rempli de sens.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Sarah et Agar : Un éclairage essentiel pour les instituteurs
Des pommes et du miel, il est donc temps d’élargir notre approche de Roch Hachana et Yom Kippour pour y intégrer l’histoire d’Abraham, de Sara et d’Agar. Il y a des enseignements à recevoir de chacun de ces personnages et de leurs modes, positifs ou négatifs, d’établir des rapports les uns avec les autres. Dans cette histoire, des émotions font rage, des rêves sont brisés ou exhaussés, et des messages sont mal compris. En utilisant l'histoire comme un véhicule, nous pouvons nous remémorer ces leçons en temps utiles tout au long de l'année.
Par Maxine Segal Handelman
Les portes du repentir toujours grandes ouvertes dans la philosophie et la pratique éducative de Janush Korczak
Les portes toujours ouvertes du repentir dans la philosophie et la pratique éducative de Janush Korczak, par Marc Silverman.Dans l’espoir d’enrichir notre propre pratique et notre compréhension de Téchouva et de l’éducation, que ce soit en tant qu’individus et en tant qu’enseignants juifs professionnels qui vont bientôt prendre part aux pratiques et au processus des Jours Redoutables, Professeur Marc Silverman explore les caractéristiques de l’approche remarquable de l’humaniste et éducateur Janush Korczak (1878/9-1942).
Par Marc Silverman
Souccot
Oushpizin et Oushpizot : des histoires pour la soucca
Convier des oushpizin et oushpizot chaque jour augmente et étend la joie de Souccot est l’occasion par excellence de réaliser la mitsva de hachnasat orchim- l’hospitalité. Mais pour Souccot, on ne se contente pas d’inviter la famille et les amis. Une des coutumes de Souccot, basée sur le texte mystique dit du Zohar, et devenue populaire au Moyen-âge, consiste à convier des invités « invisibles » de même que des invités « visibles ». Après l’article vous trouverez des histoires prêtes-à-raconter des oushpizit et des oushpizot traditionnels. Rendez ces histoires vivantes dans la soucca, et donnez aux enfants les outils pour jouer les histoires tous seuls ou pour réaliser la mitsva de hachnasat orchim. Et ce sera alors véritablement z’man simchateinu - un moment de réjouissance.
« Sais-tu qui vient dîner ? »
Selon les mystiques, au travers de chacun de ces invités spéciaux, il ressort une qualité spécifique liée à une des manières par lesquelles Dieu se rend présent sur la terre (les Sefirot). En étudiant avec davantage de profondeur certaines histoires de ces personnages devenus des Uchpizim, nous allons comprendre à qui et à quoi nous devons réserver une place dans la Soucca. Et, évidemment, avec quels attributs nous devons nous préparer pour les recevoir de sorte que s'ils parvenaient à venir ils puissent se sentir comme s'ils étaient dans leur propre maison.
Par Guido Cohen
Souccot, convergences et contrastes
Il y a dans tout calendrier des moments forts durant lesquels le temps semble se condenser, prendre du volume et de l’épaisseur.Dans le projet qui suit, l’auteur s’efforce de mettre l’accent sur les convergences de significations qui font de Souccot une fête à part.Temps forts, temps faibles, espaces contrastés, réunions de personnes au sein de l’interaction communautaire à laquelle le calendrier nous invite à prendre part.
Par Joshua Kullock
Sim'hat Torah
Le cœur et l’esprit de l’enseignement et de la célébration de la Torah pendant la petite enfance
Le Peuple Juif a un livre préféré qui n’est jamais rangé sur les étagères. La Torah a été lue et relue en boucle ; à peine terminée, elle est relue des dizaines de fois dans la vie de chaque Juif, des milliers de fois dans la vie de notre Peuple. Pourtant un mystère subsiste, bien caché entre les lettres noires et les espaces blancs, qui continue de nous ravir depuis des temps immémoriaux. Sim’hat Torah, la fête pendant laquelle nous finissons de lire la Torah et recommençons, se traduit littéralement par « la joie de la Torah, » et c’est le moment idéal pour commencer à intéresser les enfants à la Torah.
L’auteur propose de nous accompagner au long de cette délicieuse et « douce » aventure."
La Tora Personnifiée
Si, lors de Roch HaChana, nous repensons notre relation avec Dieu, lors de Yom Kippour, nous essayons de renouveler le lien qui nous unit à nous-mêmes et lors deSouccot, nous nous retrouvons à nouveau avec la Communauté, Sim’hat Tora est la fête juive durant laquelle nous devons une nouvelle fois réfléchir à la relation que nous établissons (ou pas) avec la Tora comme texte significatif de notre identité et de notre tradition.
L'auteur contraste et compare les paradigmes académiques avec l'apprentissage significatif du texte biblique dans les milieux communautaires, en nous invitant à laisser de côté – même si c’est de manière momentanée - le rapprochement « objectif » afin d'adopter un point de vue qui ne nous dissocie pas du texte, mais qui nous met en relation dialogique avec lui.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Journée à la mémoire d’Yitzhak Rabin
L’assassinat de Yitzhak Rabin. Conflit extérieur, blessures internes
Le 4 novembre 1995, à la fin d'un acte populaire (une allocution publique), en appui aux négociations de paix avec les Palestiniens, le Premier Ministre israélien, Yitzhak Rabin, a été assassiné par les tirs d'un autre Juif. L’assassinat a été un coup dur pour le récent processus de paix, mais aussi pour ceux qui ne soupçonnaient pas que les confrontations entre les différents secteurs de la société israélienne puissent aller aussi loin que pour qu'on résolve ses conflits de cette manière. Le décès de Rabin a laissé dans les deux processus - la paix avec les Palestiniens et la division de la société israélienne - une marque profonde qui affecte jusqu'à aujourd'hui le Moyen-Orient en général et l'État d'Israël en particulier. Quels ont été les chemins complexes de la société israélienne qui ont conduit de la discussion politique au magnicide ? Quels autres conflits intra-israéliens se manifestaient-ils dans la confrontation avec les Palestiniens ? Quelles perspectives de succès avaient les négociations entreprises entre l'Israël et l'Autorité palestinienne?

Par Enrique Herzcowich
Temps de chanter, temps de faire
À partir d'une sélection de Chir laChalom, la dernière chanson pour la paix chantée par Itzjak Rabin avant d'être assassiné, l'auteur propose un parcours qui part d'un Midrach curieux, traite de l'histoire de Guedalia ben Ahikam et se termine par une réflexion sur ce que nous pouvons ou devons faire pour changer les paradigmes qui proposent, encore de nos jours, de faire taire celui qui est différent.

Par Rabin Joshua Kullock
Journée pour la tolérance
Etrangers
Travailler les fondements du respect et de la tolérance dans les terres imperméables et hermétiques de l'égoïsme qui nous entoure semble être une tâche presque utopique. Pour pouvoir aspirer au fait que ces valeurs soient incarnées et soient incorporées pendant toute l'année, il est important de pouvoir rendre compte de tout ce que nous devons changer en tant que société afin que cela puisse se produire. Dans ce texte, l'auteur essaye de mettre en rapport le concept de tolérance avec celui d’extranéité, en proposant qu'un des chemins d'acceptation de la différence se trouve dans le fait de dissoudre la dichotomie entre autochtone et étranger, en comprenant que dans le monde contemporain nous sommes tous étrangers, et c’est à partir de cette place que nous devons nous reconnaître mutuellement.
Par le Rabbin Joshua Kullock
Au-delà de la tolérance : un guide pour une éducation contre les préjugés dans les écoles maternelles juives
Am Yisrael - le Peuple d’Israël. Nous autres, les Juifs, sommes un peuple d’une grande diversité. Nous croyons en des choses différentes, nous vivons nos vies de manières différentes, nous parlons de nombreuses langues, nous vivons sur de nombreuses terres. Pourtant, nous sommes Un Peuple : Am Yisrael. Il faut une tolérance et une compréhension incroyables, plus que nous en avons été capables jusqu’à présent, pour pouvoir nous entendre les uns avec les autres, et pour apprécier et se rendre compte de toutes les différences qui forment Am Yisrael. Non seulement nous devons « nous entendre les uns les autres » dans le monde juif, mais nous vivons immergés dans un monde plus large rempli de différences à travers lesquelles nous devons naviguer chaque jour. Les outils pour y arriver devraient être inculqués même chez les plus jeunes enfants.
Par Maxine Segal Handelman
Les religions contribuent-elles à la valeur du respect ?
Les religions peuvent-elles contribuer à la construction d'une société pluraliste, démocratique et fraternelle ? Dans le contexte de ce texte, c’est mon intention de partager avec vous quelques idées sur la valeur du respect dans le cadre de la Tradition d'Israël. L'habilité de répondre ou la responsabilité de donner une réponse à autrui, s’articule comme la base du respect et l'acceptation de l'autre à partir d'un dialogue authentique, et non à partir de l’acte d’imposer des idées personnelles, en ignorant les idées des autres. L'égalité prétendue n'est pas une égalité d'idées ; l'égalité à laquelle on aspire est une égalité de possibilités suite à une rencontre commune, dans laquelle nous nous donnons la possibilité d'apprendre à partir de la différence.
par le Rabbin Joshua Kullock
Enseignement tolérant et enseignement de la tolérance
Le 16 novembre a été décrétée journée mondiale de la Tolérance. Une telle démarche repose sur plusieurs postulats qui demandent à être étudiés et analysés de près. En effet, le tout premier de ces postulats est que le concept de « valeurs de la tolérance » serait a priori clair pour tous, alors même que le sens donné ici à la notion de tolérance, tout comme celui de « valeurs universelles » est en réalité perméable et équivoque. Quand un terme aussi général est sorti de son contexte social, le sens qu’il revêt devient extraordinairement ambigu et vague. Ou, pour dire les choses plus simplement, la tolérance est-elle une valeur positive dans tous les contextes, tout le temps et n’importe où ? Deuxièmement – en admettant que nous autres, éducateurs, avons clairement et concrètement défini le type de tolérance que nous souhaitons enseigner, ne nous trouvons-nous pas confrontés à l’éternelle question qui se pose lorsqu’il est question de transmettre des valeurs : Ces dernières peuvent-elles être enseignées ? Et plus particulièrement les valeurs de la tolérance ?

Par Marc Silverman
Journée mondiale de l'enfance
Les droits de l’enfant
La Journée mondiale de l’enfance est fondée sur des valeurs juives telles que Tsedaka, où les enfants sont encouragés à s’occuper d’autres enfants, Shalom, qui reconnaît que les enfants ont le droit de vivre en paix, et Kesher.
Notre responsabilité, comme éducateurs de la petite enfance, envers chaque enfant est très sérieuse puisque la tradition juive donne des obligations importantes aux parents en ce qui concerne leurs enfants. Bien avant que les Nations Unies ne s’implique dans la protection des droits de l’enfant, la Tora et le Talmud avaient couvert le sujet. Dès lors, nous devons prendre exemple et enseigner aux parents la façon juive de s’occuper des enfants.

par Maxine Segal Handelman
Les enfants et le droit à l'éducation
Dans cet article, l'auteur essaye de fouiller dans les textes de la tradition juive dans le but de les entrelacer avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Enfant émise par les Nations Unies. Il prend des exemples à partir du droit à l’éducation et mentionne les défis qu’impliquent le fait de combler les espaces restés en blanc que nous offre la déclaration de ces droits : de l'apprentissage significatif à l'enseignement pluriel ; de l'égalité d'opportunités au droit de grandir à partir de la différence ; du rôle des parents et des enseignants, à la promesse de rédemption que chaque enfant possède à l’intérieur de lui.
Par le Rabbin Joshua Kullock
'Hanoucca
Le feu des cieux et le feu de la paix
Qu'est-ce qu'ont en commun le prêtre Phinéas, le prophète Elie et Matatias et sa famille macchabée ? Dans l'article qui suit, l'auteur nous propose de relier ces trois personnages dans l'oscillation ou le va et vient qui sont produits entre la jalousie passionnelle non contrôlée et la valeur de la paix. À partir de cette recherche, par le biais de personnages bibliques et postbibliques, le texte propose de réfléchir sur quel est le plateau de la balance qui donne la priorité à la loi juive à travers la lecture de certains extraits d'un des livres de Rambam. Parce qu'en fin de compte, à l'époque la plus obscure de l'année, le défi que Hanoucca nous présente est de pouvoir choisir des personnages et des attitudes qui, aujourd'hui, continuent de nous illuminer avec le feu de la paix et avec le feu de l'amour.

Par le Rabbin Joshua Kullock
La fête des lumières
Au IIème siècle avant l’Ere Commune, le peuple juif a pris part dans une guerre de libération contre les armées gréco-syriennes du royaume séleucide. Après des siècles de domination étrangère et des terres de divers royaumes et empires, une petite force composée de paysans et de bergers a réussi à expulser l'ennemi de sa terre et à restaurer le gouvernement de sa propre religion sur le royaume de Juda (en Judée).
Des mythes, légendes, miracles et l’histoire se sont mélangés à partir de ce moment dans la première guerre de libération nationale réussie du peuple juif. Toutefois, l'indépendance n'a pas été définitive. Peu de temps après, la domination étrangère est revenue, et la perte d'autonomie politique s’est étendue, cette fois, pendant deux mille ans. Mais l'épisode de la guerre des macchabées s’était installé dans la mémoire juive, en tant que symbole d'héroïsme, et ses récits se sont transformés en paradigme de la lutte contre l'injustice, l'arbitraire et l'oppression.

Par Enrique Herszkowich
C'est un miracle – ‘Hanoucca, les jeunes enfants et les miracles de nos jours
La Torah ainsi que l’histoire juive sont remplies de miracles. Des miracles nous entourent bien aujourd'hui, il faut juste un œil bien exercé pour les voir. L'histoire de ‘Hanoucca est remplie de miracles. Il y a beaucoup de discussions pour savoir quel miracle est le vrai miracle, mais, finalement, pour les jeunes enfants, trouver le vrai miracle n'est pas la recherche ou la quête la plus importante. Les jeunes enfants sont des êtres de merveille. Pour un jeune enfant, beaucoup de choses, tout au long de la journée, sont impressionnantes, incroyables, même miraculeuses. Les professeurs des enfants en bas âge peuvent aider à encourager cet émerveillement si présent dans l’esprit de la fête de ‘Hanoucca et soutenir la découverte des miracles quotidiens au-delà de la fête.

Par Maxine Segal Handelman
“ VaIehi Or… et la lumière fut ”
‘Hanoucca, la fête de la lumière, est aussi un point de rencontre et de concentration pour les craintes et l’obscurité. En partant d'un texte talmudique qui situe le premier homme dans les temps les plus obscurs de l'année, l'auteur essaye de montrer comment la fête de ‘Hanoucca nous invite à réfléchir au sujet de quelques points sensibles - comme la place de D-u dans l'histoire et le destin de l’histoire de ‘Hanoucca à l’époque du Second Temple de Jérusalem - et comment sur de telles « éclipses » il est possible de faire apparaître de nouvelles lumières.

Par Rabbin Joshua Kullock
Huit lumières de ’Hanoucca pour éclairer la responsabilité juive
En nous inspirant de la phrase d’Umberto Eco qui nous dit que les textes sont des « machines paresseuses » demandant beaucoup de travail humain pour bien fonctionner, quels messages significatifs pouvons-nous retirer des ces paroles évoquant 'Hanoucca, notre fête des lumières ? Gardant en mémoire une autre remarque formulée par nos sages de l’ère talmudique --hafokh ba v’ hafokh ba, ki koula ba (“Tournez et retournez la Tora en tous sens, car tout y est contenu ») — je me limiterai, dans cet essai, à la recherche de messages de ’Hanoucca sur la relation des Juifs au pouvoir politique et militaire. En m’appuyant sur des interprétations traditionnelles et modernes de ’Hanoucca, j’explorerai la nature et le sens de ce pouvoir dans la compréhension juive historique et actuelle.

par Marc Silverman
Le côté obscur de la lumière : Voyages à travers 'Hanoucca
L'auteur, inspiré par l'idée de l'oxymore, propose un parcours au moyen de quelques contradictions entre la geste macchabée et la manière par laquelle celle-ci est récupérée à travers les générations. Geste héroïque et révolte violente, préservation des traditions et intolérance envers ce qui est différent, coutumes juives et motifs païens, sont des éléments qui contrastent au moment d'étudier l'origine et le présent de ce chapitre de notre identité.

Par le Rabbin Guido Cohen
Hillel, Shammai et les lumières de 'Hanoucca dans la petite enfance
Pour la fête de 'Hanoucca, doit-on forcément ajouter une bougie chaque nuit ? Shammai n’approuve pas cette façon de faire. Quels enseignements peut-on tirer de ce désaccord entre Hillel et Shammai concernant les bougies de Hanoucca, et comment cela peut-il aider à la célébration de 'Hanoucca dans nos classes ? L’auteur propose d’aborder la discussion talmudique en termes compréhensibles et significatifs pour les enfants en bas âge de façon à transformer ses enseignements en valeurs qui peuvent être assimilés à la réalité quotidienne des petits.

par Maxine Segal Handelman
'Hanoucca : le retour aux éléments
Revisitée par la pensée sioniste laïque, 'Hanoucca s’est parée de nouvelles significations. L’auteur nous propose de revenir aux sources de cette célébration afin de voir quels nouveaux liens et quelles nouvelles significations il est possible d’en dégager pour la relier au temps présent. Cette visite guidée inclut un détour par Souccot, nous parle du rôle de l’eau et du feu dans ces deux fêtes, et se conclut sur l’articulation et le surpassement de ces deux éléments dans la Tora.

Par le Rabin Joshua Kullock
Tou Bichevat
Les Arbres
Qu'est-ce les arbres dans la Tradition d'Israël ont à nous dire ? Dans l'article suivant l'auteur tente un parcours au travers de quelques textes classiques, en introduisant des arbres connus et des arbres moins renommés, mais également significatifs par rapport aux messages et aux enseignements qu’ils nous ont légués. C’est à partir du fait de nous donner la possibilité d'écouter ce que ces êtres ont à nous raconter, que nous pourrons finalement nous occuper de l’appel constant qui nous invite à travailler pour faire de ce monde, un monde meilleur.

Par Rabbin Joshua Kullock
Retrouvailles avec la Terre et avec l'Œuvre de Nos Mains : En l'honneur de Tou Bichvat
Les personnes, les situations, les contextes, les identités et les cultures changent constamment. Et avec eux, les fêtes qui composent le calendrier changent également. A cette occasion, l'auteur essaye de montrer comment le surgissement de la pensée sioniste a aidé à dégager et à renouveler le sens de Tou Bichvat, en mettant en relief quelques écrits du penseur Aaron David Gordon. Dans ce contexte, les thèmes abordés feront référence au retour à la terre, aux dilemmes de pactiser à nouveau la renaissance de la vie juive sur une terre propre et au défi de réaliser des actes à partir du travail solidaire et en commun d'un peuple engagé avec ses valeurs et idéaux.

par le Rabbin Joshua Kullock
Floraison et plénitude d'une fête, Tou Bichvat
L'auteur propose un parcours de la fête de Tou Bichvat. Cette dernière a crû en ressemblant, dans son évolution, au développement d'un arbre au cours des années. Elle a eu ses époques de floraison à la vie, d'abandon postérieur, de souffrance des siècles, d'hivers rigoureux et, finalement, de processus définitif comme une fête riche et fructueuse en elle-même et une source de délice pour les mystiques et les amoureux de la Nature.

Par Maximiliano Shalom
La Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste
L’Holocauste : le soulèvement du ghetto de Varsovie
En janvier 1942, lors d'une réunion connue sous le nom de Conférence de Wannsee, le leadership allemand, dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale, a décidé de mettre en œuvre la solution finale. En d’autres mots, un plan pour le transfert massif de la population juive vers l'Est, afin de l’utiliser pour des travaux forcés. On prévoyait que beaucoup parmi ces gens mourraient en raison des conditions désastreuses dans lesquelles ils étaient gardés et on anticipait que ceux qui survivraient devraient être « traités en conséquence », c'est-à-dire, exterminés. En effet, c’est bien de cela qu’il s’agissait avec la solution finale : en finir, pour toujours avec la présence juive en Europe. Le plan, qui consistait en l'élimination de toutes les populations juives européennes, incluait un niveau de planification étatique et d'innovation technologique qui a constitué une des caractéristiques particulières du processus : explicitement, les avancées technologiques et la rationalité productive ne seraient pas utilisées au service de l'enrichissement des hommes ou de la production de biens. Il s'agissait de planifier systématiquement et rationnellement tout un complexe de machines, d’hommes, de nouvelles technologies, de transports, de fonctionnaires, d’ordres bureaucratiques, etc., pour constituer une chaîne productive efficace qui permettrait de tuer de la manière la plus économique et effective le plus grand nombre possible de personnes.
Par Enrique Herszkowich
Zachor, Souviens-toi. Mais quoi ? Et comment ?
"...Quel est le véritable héritage mémoriel que les survivants veulent laisser derrière eux.
Dans cet essai nous allons voir quels sont les résultats obtenus relativement aux objectifs que s’étaient fixés les survivants de l’Holocauste. Dans certains domaines, le succès fut manifeste, en particulier dans la sphère publique et les universités. En revanche, dans les écoles secondaires juives et publiques, les résultats varient grandement en fonction de la personnalité de l’enseignant et de ses méthodes d’enseignement. Dans le meilleur des cas, on parvient à sensibiliser les jeunes et à en faire des êtres humains attentifs aux problèmes des autres. Dans le pire des cas, les programmes éducatifs sur l’Holocauste ne font qu’engendrer du mépris vis-à-vis du peuple juif, créant une surenchère à la victimisation, avec pour résultat, le contraire de celui escompté, à savoir de l’anti-sémitisme primaire ou la haine de soi.

Par Jeanette Friedman
Journée internationale de la femme
Vashti et Esther – La Méguila expliquée aux jeunes Enfants
La plupart des enfants d’école maternelle sont tout à fait capables de dire non. Qu’est-ce que les enfants pourraient donc apprendre de Vashti qui a refusé de danser au festin du roi ? Les jeunes enfants devraient-ils uniquement tirer des leçons de la « courageuse petite Esther », ou existent-ils de précieux enseignements à tirer de ces deux femmes de Pourim ?
L’article propose d’adresser quelques importantes leçons que ces deux femmes, les héroïnes de Pourim, incarnent.
Bruria, L'âme des choses : impacts de l'interprétation
Au début du parcours, l'auteur situe l'interprétation de Rachi (Avoda Zara 18 b) au sujet des destins de Berouria et de Rabbi Méir, en centrant l'attention sur le modus operandi de la méthode interprétative de l’exégète.
Elle invite à découvrir l’influence notoire que l'antécédent de ce qui s'était produit autour de Berouria a marqué sur l'accès organique des femmes au monde de l'étude dans notre peuple.
En partageant quelques portraits paradigmatiques de cette femme exceptionnelle, elle pose la question sur l'intention originale du parchan : aura-t-il encouragé notre attention sur les aspects présents conflictuels dans la conduite de Rabbi Méir vis-à-vis de sa femme ? Ou aura-t-il sanctionné Berouria pour la complexité de son personnage ? Peut-être que nous avons dû traverser quelques siècles et souffrances pour que l'on puisse se décentrer de l'attention de la faute supposée de Berouria vers la responsabilité de Rabbi Méir.
« En tout cas - il nous dit - ce n'est pas clair pour moi, quel est le côté obscur de la lune et la richesse de ce Perouch consiste, peut-être, à nous réveiller pour que nous soyons capables de nous approprier ses changements de lumière ».

Par Judith Golimstok
L’histoire de Myriam et des autres héroïnes de Pessa’h racontée aux jeunes enfants
Nos recherches nous indiquent que dans la littérature et les programmes télévisuels pour enfants (à l’exception de Dora l’exploratrice) les rôles féminins positifs sont trop rares. Durant Pessa’h, nos enfants découvrent l’histoire de Moïse et de Pharaon, mais que leur dit-on de Myriam, Jokébed, Schiphra, Pua, la fille de pharaon ou des femmes israélites qui ont joué un rôle clé dans la fuite hors d’Egypte ? Que savons-nous de ces femmes ? Apprendre à les connaître ; pourquoi et comment devons-nous les intégrer au programme scolaire de Pessa’h.

par Maxine Segal Handelman
Les femmes comptent-elles ? Quand ce qui compte est le Langage…
La tradition juive enseigne que Dieu crée des mondes à travers le mot. Nous, créés à Son image et ressemblance, concevons, structurons et modifions les réalités dans lesquelles nous nous sommes plongées, au moyen des langages sociaux que nous utilisons. Dans ce contexte, l'auteur nous invite à nous “plonger” dans quelques textes juifs classiques en soulignant la structure sémantique de ceux-ci afin de démontrer de quelle manière s’établissent les relations entre nos rituels etle rôle de la femme dans ces derniers. Ouvertures normatives, impositions contextuelles et la responsabilité de prendre part et d'agir en conséquence.

par le Rabbin Joshua Kullock
Avant qu’Eve ne soit Eve: Histoire de la création de la femme
L’idéal en amour, qui est que chacun de nous trouve un partenaire de vie qui lui convienne parfaitement, remonte à l’histoire biblique d’Adam et Eve. Dieu a créé Eve, la partenaire d’Adam, à partir du corps de celui-ci. La question est la suivante : est-ce une fin en soi que de trouver notre âme sœur, ou est-ce un moyen d’accéder à quelque chose d’autre ? L’histoire de la création d’Eve peut-elle nous éclairer sur l’amour tel que le conçoit la Tora.

Par le Rabbin Micha Turtletaub
Pourim
Esther et Joseph : Voiler et dévoiler
La Bible hébraïque doit être entendue non pas comme un livre, mais comme une bibliothèque. Cela signifie que nous pouvons trouver en elle les multiples voix qui dialoguent entre elles, elles discutent entre elles et se complètent entre elles. De cette façon, et à partir de l'intertextualité riche que nous présentent les divers récits, l'auteur connecte la figure d'Esther avec les histoires de José, en essayant de travailler sur les points communs et sur les différences apparentes, aussi bien sur le fond que sur la forme.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Trois villes, des voix multiples
Dans ce texte, l'auteur nous propose un parcours au travers de trois villes différentes qui, depuis leur apparition dans le récit, ont marqué quelques reliefs distinctifs de Pourim. Nous verrons dans le développement, les positions que soutient un personnage comme Haman, et les connexions que la fête de Pourim a avec le carnaval, avec le roman comme type littéraire et avec tous ces mouvements sociaux qui œuvrent pour faire entendre leur voix dans la reconnaissance de la place de l'autre.

Par Rabbin Joshua Kullock
Vashti et Esther – La Méguila expliquée aux jeunes Enfants
La plupart des enfants d’école maternelle sont tout à fait capables de dire non. Qu’est-ce que les enfants pourraient donc apprendre de Vashti qui a refusé de danser au festin du roi ? Les jeunes enfants devraient-ils uniquement tirer des leçons de la « courageuse petite Esther », ou existent-ils de précieux enseignements à tirer de ces deux femmes de Pourim ?
L’article propose d’adresser quelques importantes leçons que ces deux femmes, les héroïnes de Pourim, incarnent.
Il était une fois…
Le livre d'Esther, pourrait tout à fait traiter d'une autre de ces nombreuses légendes que nous passionnent quand nous sommes enfants et dont nous nous rappelons seulement de vagues images quand nous grandissons. Toutefois, cette légende de rois puissants, de méchants malfrats, avec un héros salvateur et de belles princesses éternisés dans le Tanah est à nouveau à l’affiche tous les ans entre les déguisements et les bruits dans le cadre de la fête de Pourim.
L'auteur propose une lecture centrée sur les significations profondes dissimulées dans le texte de la Meguila et insinuées derrière le voile de l'histoire infantile.

par Guido Cohen
Pourim et la mémoire en des temps de dispersion
Pourim est la fête diasporique par excellence. En commentant le texte de la Meguilat, nos sages se sont demandés comment articuler de manière effective le fonctionnement d'une communauté dispersée. Dans ce contexte, l'auteur a souligné le rôle central du souvenir et de la mémoire et des dangers de l’oubli, de l'apathie et de la léthargie. Et peut-être que, en fin de compte, tout dépend du fait que nous ne nous endormions pas …

par le Rabbin Joshua Kullock
A table ! Les bons et les méchants, fêtes juives et jeunes enfants
Chaque jour les médias bombardent les jeunes enfants d’histoires de bons et de méchants. Tout au long de l’hiver et du printemps, les fêtes juives dressent quant à elles une longue liste de méchants qui ont cherché à asservir le peuple juif. Comment pouvons-nous aider les plus jeunes de nos enfants à comprendre qu’être Juif ne signifie pas uniquement lutter pour sa survie, mais également travailler à rendre le monde meilleur ? Une analyse attentive de Pourim nous aide à aborder cette question.

par Maxine Segal Handelman
Pessa'h
Cap sur l’Exode
Tout calendrier a sa propre logique interne. De fait, en étudiant les calendriers de diverses cultures, nous pourrons apprendre beaucoup de choses sur leurs événements fondateurs (considérés comme des dates clefs) et sur ces évènements qui ont marqué pour toujours l'histoire des peuples. Dans le cas de la tradition d'Israël, nous pouvons trouver quelques orientations de sens dans le lua’h, en regardant les divers commencements de l’année selon le judaïsme. Dans ce texte, l'auteur se propose de d’aller derrière Pessa’h en tant que, non seulement commencement de l'époque de la récolte dans l'antiquité, mais aussi de l'année juive qui remémorait la sortie de l'Égypte. Dans ce contexte, nous travaillerons sur trois axes principaux qui ont facilité et qui continuent de permettre que l'exode se produise.

Pour le Rabbin Joshua Kullock
Traversées par le feu : de la fascination à l’appel
Le feu, élément puissant non seulement en lumière et chaleur, mais également en connotations et légendes, a réveillé, de façon égale, l'intérêt de poètes et de savants depuis sa première apparition sur la scène de l'humanité. C’est à travers le feu en tant que porte d'entrée que le texte et ses auteurs invitent à redécouvrir la première rencontre entre D-u et Moïse à partir de cet arbuste mystérieux qui brûle sans se consumer. Le feu qui brûle dans le buisson ardent allume aussi le cœur de Moïse qui transforme l'observation du phénomène énigmatique en la vision d'un avenir en liberté pour le peuple, dont une partie est découverte et lequel est appelé à guider. À la chaleur d'un récit qui illumine et allume, les auteurs proposent de redécouvrir le pouvoir d'une flamme dans l'histoire d'un peuple.

Par Judith Golimstok and Guido Cohen
D'où venons-nous ? Où allons-nous ?
Pessa’h est la fête des questions par excellence. Et parmi ces questions, Pessa’h nous appelle à répondre sur l'origine du peuple naissant qui, d’après la narration traditionnelle, est sorti de manière conjointe d'Egypte. Mais se poser des questions sur l'origine est une tâche complexe qui exige de nous de la maturité intellectuelle, émotionnelle et spirituelle. Dans cet article, l'auteur se consacre à établir quelques paramètres pour l'analyse de l'origine du Peuple d'Israël en recourant pour cela à des textes qui nous renvoient à la création du monde et il pose la nécessité d'apprendre à faire la différence entre l'histoire et le récit. C’est alors que de multiples sens peuvent se compléter et se renforcer. C’est alors que l'on ouvre la porte pour savoir non seulement d'où nous venons, mais aussi vers où nous voulons aller.

Par le Rabin Joshua Kullock
De Chirat haIam à Chir haChirim
Si nous pensons à la fête de Pessa’h, nous pouvons tracer un parcours qui englobe depuis Chirat HaIam, la chanson que le Peuple d'Israël a chantée en traversant la Mer des Joncs, jusqu'à Chir HaChirim, Le Cantique des Cantiques, qui n'est rien de plus que le texte choisi par notre tradition pour être lu durant les jours intermédiaires de cette festivité.
À partir de la dichotomie que présentent les deux poèmes, l'auteur essaye de montrer comment la musique joue un rôle fondamental dans le judaïsme depuis de nombreuses années, tandis qu'il approfondit également les divers paradigmes qui peuvent se détacher de l'analyse des textes. Se situant entre des mélodies et des paroles, des modèles qui régulent les relations de l'homme avec l'homme et du peuple avec Dieu, se construisent.

Par le Rabbin Joshua Kullock
L’histoire de Myriam et des autres héroïnes de Pessa’h racontée aux jeunes enfants
Nos recherches nous indiquent que dans la littérature et les programmes télévisuels pour enfants (à l’exception de Dora l’exploratrice) les rôles féminins positifs sont trop rares. Durant Pessa’h, nos enfants découvrent l’histoire de Moïse et de Pharaon, mais que leur dit-on de Myriam, Jokébed, Schiphra, Pua, la fille de pharaon ou des femmes israélites qui ont joué un rôle clé dans la fuite hors d’Egypte ? Que savons-nous de ces femmes ? Apprendre à les connaître ; pourquoi et comment devons-nous les intégrer au programme scolaire de Pessa’h.

par Maxine Segal Handelman
Le Seder de Pessa’h : Créer le sens
La puissance de « l’expérience de Seder », son pouvoir de transformation expliquent sans doute pourquoi, parmi les très riches et nombreuses célébrations et traditions juives, le Seder s’inscrit comme la plus importante et la plus célébrée de nos jours par la communauté juive.
Le visiteur
Eliahu a alors rappelé les mots qu'un prophète, appelé Malaji, avait dits sur lui quelques années auparavant : « Regardez ! Le prophète Eliahu est devant vous… » Apparemment, certains ne pouvaient pas le voir. Comme la légende l’affirmait, il prenait simplement l'apparence d'une personne quelconque et il se laissait inviter. Ainsi, ceux qui ouvraient les portes de leurs maisons pour le recevoir, étaient, sans le savoir, en train d’ouvrir les portes à ce qui est transcendant.

L'auteur propose de parcourir, de par la main d'un personnage très spécial, trois Sedarim en des temps différents, en centrant son attention sur la coutume de recevoir des invités à la table du Seder. Approchons-nous et voyons comment est reçu ce visiteur mystérieux !

par Guido Cohen
Pessa'h : Quelques idées sur le dialogue et la Haggada
Dans cet article, l'auteur essaye de démontrer comment la Haggada de Pessa'h se structure en tant que texte rhétorique qui permet aux lecteurset aux participants de la nuit du Seder, de prendre une position et de construire leurs identités de manière dynamique et toujours à travers le dialogue. À la lumière de ces considérations, et aidé par les écrits de MikhailBakhtin, une partie intégrale du travail consistera à répondre à la question qu'est-ce qui fait du mauvais fils un mauvais fils, si éloigné de l'esprit que Pessa'h, reflété dans la Haggada, célèbre.

par Rabbin Joshua Kullock
Yom Hashoah
L’Holocauste : le soulèvement du ghetto de Varsovie
En janvier 1942, lors d'une réunion connue sous le nom de Conférence de Wannsee, le leadership allemand, dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale, a décidé de mettre en œuvre la solution finale. En d’autres mots, un plan pour le transfert massif de la population juive vers l'Est, afin de l’utiliser pour des travaux forcés. On prévoyait que beaucoup parmi ces gens mourraient en raison des conditions désastreuses dans lesquelles ils étaient gardés et on anticipait que ceux qui survivraient devraient être « traités en conséquence », c'est-à-dire, exterminés. En effet, c’est bien de cela qu’il s’agissait avec la solution finale : en finir, pour toujours avec la présence juive en Europe. Le plan, qui consistait en l'élimination de toutes les populations juives européennes, incluait un niveau de planification étatique et d'innovation technologique qui a constitué une des caractéristiques particulières du processus : explicitement, les avancées technologiques et la rationalité productive ne seraient pas utilisées au service de l'enrichissement des hommes ou de la production de biens. Il s'agissait de planifier systématiquement et rationnellement tout un complexe de machines, d’hommes, de nouvelles technologies, de transports, de fonctionnaires, d’ordres bureaucratiques, etc., pour constituer une chaîne productive efficace qui permettrait de tuer de la manière la plus économique et effective le plus grand nombre possible de personnes.
Par Enrique Herszkowich
Se souvenir pour oublier : une approche alternative de la commémoration juive
La plus grande faiblesse des individus et des groupes humains constitués se trouve souvent à l’opposé de leur plus grande force. Le peuple juif tire ses plus grandes forces de ses longues et riches expériences historiques : ne pas tenir la vie pour acquise, développer des perspectives critiques par rapport à « ce qui est » dans l’espoir de jours meilleurs, la recherche du sens profond de la vie, vivre sa vie dans une optique positive et constructive. En même temps, ces mêmes expériences ont souvent été vécues dans la tension, l’hostilité et la violence entre les Juifs et les cultures, les sociétés et les régimes politiques dans lesquels ils vivent. C’est précisément à cause des aspects non résolus et pernicieux de ces relations, que la plus grande faiblesse du peuple Juif est peut-être bien son héritage de peurs persistantes et de défiance vis-à-vis des « autres » et de la vie en général.
A la lumière de ces réflexions l’auteur explore avec nous comment commémorer les deux jours de jeûne reliés, le 17 de Tamouz et le 9 de Av, et les jours qui les séparent (ha’yamim ben ha’meitzarim) dans le contexte innovateur et sans précédent de ce qu’un état juif indépendant représente pour le judaïsme contemporain.

Par Marc Silverman
Zachor, Souviens-toi. Mais quoi ? Et comment ?
"...Quel est le véritable héritage mémoriel que les survivants veulent laisser derrière eux.
Dans cet essai nous allons voir quels sont les résultats obtenus relativement aux objectifs que s’étaient fixés les survivants de l’Holocauste. Dans certains domaines, le succès fut manifeste, en particulier dans la sphère publique et les universités. En revanche, dans les écoles secondaires juives et publiques, les résultats varient grandement en fonction de la personnalité de l’enseignant et de ses méthodes d’enseignement. Dans le meilleur des cas, on parvient à sensibiliser les jeunes et à en faire des êtres humains attentifs aux problèmes des autres. Dans le pire des cas, les programmes éducatifs sur l’Holocauste ne font qu’engendrer du mépris vis-à-vis du peuple juif, créant une surenchère à la victimisation, avec pour résultat, le contraire de celui escompté, à savoir de l’anti-sémitisme primaire ou la haine de soi.

Par Jeanette Friedman
Yom Haatsmaout
Réflexions sur l'état de la Terre
" La résurgence nationale du peuple juif sur la terre d'Israël nous appelle aussi bien à la joie partagée qu’à la réflexion sur certains axes centraux dans la pensée juive de tout temps. L'existence de l'État d'Israël peut être comprise à partir d’une perspective qui nous invite à nous dresser comme une société exemplaire qui fonctionne comme paradigme pour d'autres nations, mais elle peut aussi être vécue comme la tentative d'être un pays de plus, sans prétendre être la lumière, ni la boussole pour personne, en trouvant sur la terre un espace pour y vivre en paix et sans être poursuivi par aucun autre peuple. Par conséquent, Israël doit pouvoir, dans un premier temps, répondre à la question : acceptons-nous le défi d'être une « Lumière pour les Nations » (Isaïe 42 :6) ou préférons-nous être « comme les autres peuples » sur la terre (I Samuel 8 : 5) ?

Dans ce sens, l'article propose d’étudier certains de ces axes à partir de questions qui ouvrent au dialogue dans la tentative d’explorer des positions qui étaient latentes dans les textes juifs, et qui sont devenues extrêmement significatives avec l’apparition de l'état et avec les défis que celui-ci a engendrés.

De cette manière, l'indépendance d'Israël sera vue - par exemple - à la lumière de l'idée de la sainteté de la terre, de l’implication de Dieu dans l'histoire, et des relations qui doivent être fortifiées entre ceux qui vivent en Israël et ceux qui n’y vivent pas.”
L'état d'Israël : Un rêve après le rêve
Le 14 mai 1948, au cours d'un conflit de guerre commencé six mois auparavant, et qui allait continuer une autre année de plus, le gouvernement juif de la Palestine a déclaré l'indépendance du nouvel État d'Israël. De cette manière, a débuté l'histoire d'un nouveau pays, intégré rapidement, bien que non accepté par tous, à l'ensemble des pays du monde. Toutefois, l'histoire de l'État d'Israël a commencé longtemps auparavant. Nous devrions reculer d’au moins soixante autres années pour parvenir à comprendre pourquoi l'État juif a changé pour toujours l'identité, les références et les coutumes de la majorité des Juifs de tous les coins de la planète.

Jusqu'à aujourd'hui, la majorité des Juifs du monde vit hors d'Israël. Pourquoi s'agit-il alors d'un point de référence central pour nous tous ? Quelle est, quelle fut, quelle continuera d’être encore, la différence entre l'existence ou pas d'un État juif pour les Juifs qui sont des citoyens d'autres États ?

Lag Baomer
Rabi Akiva : L'amour en temps de révolte
Un des personnages principaux de Lag BaOmer est Rabbi Akiva. Ce sage mémorable vécut à l’époque de la révolte de Bar Kohba, et même dans les pires circonstances, il continua à soutenir l'amour comme une valeur fondamentale pour à partir d’elle comprendre et vivre la vie. Ce texte présente une introduction générale à cette époque si convulsionnée, pour ensuite plonger dans les relations existant entre Rabbi Akiva et Lag BaOmer. Enfin, l’articule citera une série de récits qui lient notre sage avec l'amour dans ses différents niveaux : avec sa femme, ses élèves, le prochain, la Torah et Dieu.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Lag BaOmer et la Métamorphose après la Métamorphose
À première vue, il semblerait que Lag BaOmer soit une date qui passe sans se faire trop remarquer dans le calendrier hébreu. Toutefois, si nous tournons notre regard vers ce jour, nous pourrons voir comment, peu à peu, il a reçu des sens nouveaux et renouvelés à partir de multiples transformations qui se manifestent de manières variées.

Par Rabbin Joshua Kullock
R-E-S-P-E-C-T : Un message de Lag Baomer
Il n’est fait aucune mention dans la bible du jour de Lag Baomer, de même qu’il ne s’agit pas d’une célébration instaurée par l’autorité rabbinique comme peuvent l’être Pourim ou Hanoucca. Durant la Sefirat on nous encourage à nous préparer à Chavouot en pratiquant l’introspection et en faisant le vœu de nous consacrer à l’étude de la Tora. Le jour de Lag Baomer, ou trente-troisième jour, nous sommes entrés dans la phase finale de l’Omer, et certains livres profondément mystiques (1) nous enseignent que l’énergie spirituelle de Chavouot commence déjà à se propager à travers le monde à partir du jour de Lag Baomer. Mais que s’est-il effectivement passé ce jour là ? Et pourquoi cette célébration s’est-elle perpétuée à travers les âges ? Pour que la célébration de Lag Baomer ait été inscrite au calendrier juif, il faut qu’il se soit produit ce jour-là un événement majeur pour notre peuple, un événement dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.

par le Rabbin Micha Turtletaub
Yom Yerouchalaïm
Jérusalem. Or et pierres
Peu de villes dans le monde doivent évoquer les images que suggère Jérusalem. Tension entre le passé et le présent, mais aussi entre le très ancien et le moderne ; entre les religions, mais aussi entre la religiosité et la laïcité ; entre les nations, mais aussi entre l'Occident et l'Orient ; enfin, bien que la liste puisse continuer, entre deux images de l'Occident et de l'Orient : celles qui s’affrontent quotidiennement dans des faits concrets, et celles qui forment l’imaginaire, les craintes et les illusions de chacune des parties.
Quelles ont été les origines de ces tensions, de ce labyrinthe de confluences et de désaccords ? Quand les pierres ont-elles commencé à prendre vie et à prendre des vies ? Quel a été le passé de ce point minuscule de la planète, mais puissant dans ses significations émotionnelles, politiques et religieuses ?
Un petit parcours dans ces brèves pages, permettra d’essayer de pénétrer certains des mystères de la Ville de la Paix.

Par Enrique Herszkowich
Jérusalem : Espace géographique, espoir (méta)physique
Dans le présent article, l'auteur tente de présenter Jérusalem dans sa double fonction d'espace géographique – où le peuple juif a pu retourner après de nombreuses années - et de symbole qui a su se construire comme concentration des aspirations et espoirs, des rédemptions et utopies. Jérusalem, terrestre et céleste, perd les frontières du symbolique et du réel quand elle se transforme, à partir de nos actions, en un lieu paradigmatique qui nous invite à travailler non à la recherche de querelles territoriales mais en faveur d’espaces de rencontre sincère et de dialogue fraternel.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Chavouot
Amphitryons ou gardiens ?
Rabbi Zeira, sage réputé de Babylone, pose dans le Midrach Rabba sur Ruth la question suivante : pourquoi a-t-on écrit un libre qui manque de normes relatives aux puretés et aux impuretés, qui n’interdit ni n’autorise ? Autrement dit : qu’apporte le livre de Ruth à un potentiel lecteur juif du Tana’h ? Au fil des siècles, divers exégètes, penseurs et chercheurs sont parvenus à des conclusions différentes sur la signification et la finalité de ce livre. Dans les lignes qui suivent, l’auteur nous invite à réfléchir sur ce que peut nous apporter une lecture critique de la Méguila à l’heure de penser le judaïsme contemporain ainsi que l’identité propre. Comment ? En se focalisant sur l’idée que le Livre de Ruth nous confronte à la question du style de communauté juive que nous souhaitons être dans son lien avec les « autres ». Probablement écrit en réponse à la position dominante d’Ezra et de Néhémie concernant l’assimilation et le mélange des Juifs qui retournèrent à Sion avec les habitants locaux, la Méguila nous propose de réfléchir à un judaïsme d’ouverture, dit « de portes ouvertes » : il ne faut pas juger les personnes sur leur passé mais, au contraire, sur leur présent et leur perspective de l’avenir. .

Par le Rabbin Guido Cohen
Choix
Lors de Chavouot, nous les Juifs, nous fêtons la remise de la Tora et le fait que Dieu nous a choisis comme Son peuple. Mais : qu'est-ce que signifie ce choix ? Quels sont les termes et les conditions de celui-ci ? Dans cet article, l'auteur fouille dans la généalogie du concept de choix dans la tradition juive, pour voir comment il a acquis différentes nuances au fur et à mesure qu’il a été modelé par les divers auteurs, en travaillant spécifiquement les positions d'un récit du Talmud, de Maimonide et de Rabbi Yehouda haLevi.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Images de la remise de la Tora : une interprétation visuelle du second commandement
Pendant des siècles, les Juifs ont souligné l'événement de la remise de la Tora, célébré lors de Chavouot, au moyen d'illustrations figuratives et narratives dans les mahzorim (1), tanahim (2) et hagadot et ils ont interprété et réinterprété le second commandement pour délimiter la création artistique et éviter de tomber dans le domaine de l'idolâtrie. Dans le cadre de ces interprétations, nous nous trouvons face à la créativité des artistes juifs qui, dans le but d’accomplir le second commandement, créent avec intelligence et sagesse. Cet article nous invite à explorer comment certaines de ces interprétations se reflètent de manière visuelle à partir de deux sources : le Mahzor Bnei Roma et la Haggada des Oiseaux (qui se trouvent dans le dossier joint).

Par Tamara Kohn
Des Prêtres, Prophètes, Mystiques et Sages
De même que les faces de la Tora sont multiples, les chemins pour se lier avec elle et à partir d'elle sont également multiples. Dans cet article, l'auteur invite à nous promener au travers de quatre paradigmes classiques, chacun avec ses caractéristiques et particularités propres. En parallèle aux quatre fils de la Haggada de Pessa’h, le texte est introduit dans la vie du pragmatique, celle de l'idéaliste, celle du chercheur et celle de l'éducateur. Des vies qui apparaissent et se nourrissent de leur relation avec la Tora. Des vies qui nous invitent, chacun d’entre nous, à choisir avec qui nous nous sentons le plus identifiés.

Par le Rabbin Joshua Kullock
De quoi parlons-nous quand nous parlons de Révélation ?
Franz Rosenzweig a écrit, il y a presque un siècle, qu'un des concepts de base dans la Tradition Juive était celui de la révélation, en ce qui concerne l’espace de la relation entre l'homme et Dieu. Dans cet article, l'auteur se propose d'analyser certains des points centraux qui font l'entendement de ce concept, qui bien qu’il ne soit pas fondamental est dépourvu de défis et de problématiques. À partir d'une analyse primaire de la pluralité de facettes (ou visages) qu’ont aussi bien la Tora que Dieu, l'article se préoccupera principalement des visions de Yeshayahou Leibowitz et d’Abraham Joshua Heschel concernant la révélation, en montrant comment ces penseurs modernes ont abordé le sujet en question."

Par le Rabbin Joshua Kullock
Nous étions tous présents : les jeunes enfants et la révélation de la Tora sur le Mont Sinaï
Nous étions tous présents : les jeunes enfants et la révélation du Mont Sinaï. Les rabbins nous disent que chacun de nous était présent lors de la révélation de la Tora sur le Mont Sinaï. Mais il n’est pas évident de faire comprendre cette symbolique à un public de jeunes enfants qui raisonne en termes concrets. Les enfants ne se souviennent pas être jamais allés sur le Mont Sinaï. Cependant, avec un peu d’imagination et de bonne volonté, il est possible de rejouer de façon ludique l’expérience du Mont Sinaï et d’établir un lien durable avec la Tora, afin de susciter la réflexion chez les enfants tout en leur permettant de vivre l’expérience d’être à Sinaï.

par Maxine Segal Handelman
Hag HaChevouot, Histoires d’amour
Deux histoires d'amour dominent la scène dans la fête de Chavouot.
Dieu et le peuple d'Israël font un pacte d'amour éternel qui a comme « alliance » l’engagement d'accomplir et de transmettre la Tora. En célébration de cette alliance, chaque année, le peuple offre ses Bicourim à Dieu lors du jour d'anniversaire.
D'autre part, l'histoire de Ruth nous enseigne que l’engagement avec les bonnes actions est le paysage idéal pour entamer une relation solide et durable. C’est peut-être pour cela que cette fête n'est pas seulement ‘Hag HaChavouot, la fête des semaines, mais aussi ‘Hag HaChevouot, la festivité des promesses, des engagements.

par Guido Cohen
« Le messianisme réaliste » ou la route que j’ai choisie pour descendre du Mont Sinaï
J’aimerais, à travers cet essai, vous faire part de mon interprétation de ce don et de l’usage que j’en fais. Les routes sont nombreuses pour descendre dans la vallée qui s’étire au pied du Mont Sinaï. J’ai baptisé celle que j’ai choisie et que je m’efforce de suivre « route du messianisme réaliste ».

Par Marc Silverman
17 de Tamouz
Les sens du mal
Le mal et la souffrance ont toujours été des thèmes centraux dans la théologie de n’importe quelle tradition religieuse. Durant ces jours de Bein haMetsarim, parmi les angoisses de la destruction, l’auteur nous propose d’articuler certaines visions qui, au cours de l’histoire, ont tenté de donner une explication aux tragédies qui nous sont arrivées en tant que peuple. Depuis Jérusalem jusqu’à la Shoa, en passant par l’expulsion des Juifs d’Espagne à l’époque du Moyen-Âge, vous pourrez apprécier certains des mythes principaux qui ont sillonné la théologie juive par rapport à l’idée de la théodicée, dans le défi de penser quelle est notre propre position face à l’existence du mal.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Se souvenir pour oublier : une approche alternative de la commémoration juive
La plus grande faiblesse des individus et des groupes humains constitués se trouve souvent à l’opposé de leur plus grande force. Le peuple juif tire ses plus grandes forces de ses longues et riches expériences historiques : ne pas tenir la vie pour acquise, développer des perspectives critiques par rapport à « ce qui est » dans l’espoir de jours meilleurs, la recherche du sens profond de la vie, vivre sa vie dans une optique positive et constructive. En même temps, ces mêmes expériences ont souvent été vécues dans la tension, l’hostilité et la violence entre les Juifs et les cultures, les sociétés et les régimes politiques dans lesquels ils vivent. C’est précisément à cause des aspects non résolus et pernicieux de ces relations, que la plus grande faiblesse du peuple Juif est peut-être bien son héritage de peurs persistantes et de défiance vis-à-vis des « autres » et de la vie en général.
A la lumière de ces réflexions l’auteur explore avec nous comment commémorer les deux jours de jeûne reliés, le 17 de Tamouz et le 9 de Av, et les jours qui les séparent (ha’yamim ben ha’meitzarim) dans le contexte innovateur et sans précédent de ce qu’un état juif indépendant représente pour le judaïsme contemporain.

Par Marc Silverman
Exile et Restriction
L'article suivant part de la subjectivité et la particularité de toute construction historique, en renforçant le fait que la destruction qui s’est produite le 9 Av ne peut pas être perçue de la même manière par des Romains, les Juifs et les historiens. A partir de là, l'auteur étudie un texte talmudique célèbre sur les dérivations survenues avec la fin du Temple, en montrant comment, parfois, les descriptions théologiques sont les conduits pour présenter des paradigmes humains.

par le Rabin Joshua Kullock
Ticha Be Av
Les sens du mal
Le mal et la souffrance ont toujours été des thèmes centraux dans la théologie de n’importe quelle tradition religieuse. Durant ces jours de Bein haMetsarim, parmi les angoisses de la destruction, l’auteur nous propose d’articuler certaines visions qui, au cours de l’histoire, ont tenté de donner une explication aux tragédies qui nous sont arrivées en tant que peuple. Depuis Jérusalem jusqu’à la Shoa, en passant par l’expulsion des Juifs d’Espagne à l’époque du Moyen-Âge, vous pourrez apprécier certains des mythes principaux qui ont sillonné la théologie juive par rapport à l’idée de la théodicée, dans le défi de penser quelle est notre propre position face à l’existence du mal.

Par le Rabbin Joshua Kullock
Ticha Be Av. A suivre?
Dans l’histoire juive, remplie d’évènements et de jours dramatiques, le neuvième jour d’Av, Ticha Be Av, parle de lui-même. Le fait même que la tradition juive, qui évite l’ascétisme, marque cette occasion par un jour de jeûne indique l’importance de ces évènements datant de plus de trois mille ans pour toutes les générations.A travers cet article l’auteur nous invite à réfléchir sur qu'est-ce que, vous et moi devons faire, nous qui vivons des centaines et des centaines d’années après les évènements évoqués ? Pouvons-nous faire quelque chose hormis pleurer l’imprudence de nos aïeux et avaler d'un seul trait les conséquences amères de notre cécité spirituelle? Nous le pouvons et nous le faisons.

Par le Rabbin Israel Eizensharf
Se souvenir pour oublier : une approche alternative de la commémoration juive
La plus grande faiblesse des individus et des groupes humains constitués se trouve souvent à l’opposé de leur plus grande force. Le peuple juif tire ses plus grandes forces de ses longues et riches expériences historiques : ne pas tenir la vie pour acquise, développer des perspectives critiques par rapport à « ce qui est » dans l’espoir de jours meilleurs, la recherche du sens profond de la vie, vivre sa vie dans une optique positive et constructive. En même temps, ces mêmes expériences ont souvent été vécues dans la tension, l’hostilité et la violence entre les Juifs et les cultures, les sociétés et les régimes politiques dans lesquels ils vivent. C’est précisément à cause des aspects non résolus et pernicieux de ces relations, que la plus grande faiblesse du peuple Juif est peut-être bien son héritage de peurs persistantes et de défiance vis-à-vis des « autres » et de la vie en général.
A la lumière de ces réflexions l’auteur explore avec nous comment commémorer les deux jours de jeûne reliés, le 17 de Tamouz et le 9 de Av, et les jours qui les séparent (ha’yamim ben ha’meitzarim) dans le contexte innovateur et sans précédent de ce qu’un état juif indépendant représente pour le judaïsme contemporain.

Par Marc Silverman
Exile et Restriction
L'article suivant part de la subjectivité et la particularité de toute construction historique, en renforçant le fait que la destruction qui s’est produite le 9 Av ne peut pas être perçue de la même manière par des Romains, les Juifs et les historiens. A partir de là, l'auteur étudie un texte talmudique célèbre sur les dérivations survenues avec la fin du Temple, en montrant comment, parfois, les descriptions théologiques sont les conduits pour présenter des paradigmes humains.

par le Rabin Joshua Kullock